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Le cinéma d'aujourd'hui

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Hallberg
(@hallberg)
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Faut encore se réveiller et se souvenir que le Phono-Cinéma-Théâtre, premier dispositif de sonorisation exploité en salle, a été présenté en 1900 à l'expo universelle.

Vivre date de 1994. À l'époque il avait décroché une récompense à Cannes, le grand prix du jury, à égalité avec Soleil trompeur de Mikhailkov (que j'aime bien aussi - voir "Esclave de l'amour" ou "Le barbier de Sibérie"). C'est un film a tonalité mélodramatique, assez poignant et critiquant le régime chinois de façon claire, racontant la vie d'une famille au travers des événements de la révolution culturelle. C'est un cinéma engagé et réaliste au contraire de ses deux films les plus récents. Dans le genre de la comédie dramatique, Qiu Ju, une femme chinoise est à remarquer, ainsi que, dans le genre du film de sabre, Le secret des poignards volants dont il a déjà été question dans la rubrique "cinéma, vos critiques et impressions".
Titanic a des aspects proprement insupportables par la faute d'une caméra trop complaisante envers les acteurs vedettes et d'une intrigue caricaturale. C'est avant tout un film qui vaut pour sa reconstitution historique intéressante et sa maîtrise confondante de l'art du décor. Il faut vraiment voir le navire comme le seul et véritable héros du film. Cameron s'y montre fort habile à placer ses acteurs dans le décor, et rien que pour ça, c'est un bon réalisateur. Après, effectivement, c'est sans-doute un peu mince pour faire un film de deux ou trois heures, en fonction des goûts de chacun. Les films de Cameron auxquels je suis le plus attaché sont ses deux "Terminator". Il y a un plan "magique" dans le premier où le squelette animé en image par image est vu en surimpression sur pellicule dans un encadrement de porte: ce plan résonne comme un adieu à l'ère du tout photographique en trucage. Good Bye Méliès.

Et: Oui, Lucterios, il sait ce que c'est qu'un Multipass...

Koko, on parle effectivement de cinéma récent, car j'avais pensé cette rubrique dans un objectif rétrospectif (ce qui nous a le plus marqué dans les dix ou quinze dernières années). Pour tout ce qui ne rentrerait pas dedans ou serait plus accessoire, il y a le sujet cinéma normal...

Pour la vision de Berlin dans  , c'est clairement une ambiance qui a disparu depuis. Pour moi ce sont des souvenirs remontant à mon adolescence. Avec le fait que le coup des emballages récupérés, des chansons des pionniers etc, nous y avons vraiment joué, mais pour rigoler, pour organiser des soirées DDR, pas parce que nous avions quelqu'un de très malade Dieu merci. ça parait très loin, maintenant. Le Berlin que l'on voit, ce n'est plus nécessairement celui qu'on visite maintenant. C'est l'architecture d'Alexanderplatz, de Karl-Marx-Allee, de Strausberger-Platz et Frankfurter Allee, la Maison de l'Enseignant, le cinéma Kosmos, le Palais de la République, que j'ai encore visité en septembre dernier - quelques mois plus tard, il était par terre... et ça parait idiot à dire, mais ce monde pas très beau, loin des coins pitoresques et si proche à la fois, pour beaucoup de berlinois ou de gens comme moi qui y sont allés régulièrement et qui ont un attachement pour cette ville, c'était un peu d'eux-mêmes... Allez comprendre...

-Edité le: Mercredi 5 juillet 2006 à 02:19 par Hallberg-


Opération Sisyphe
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Hallberg
(@hallberg)
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P.S.: très bien, Lord of war. Bon complément au documentaire Le cauchemar de Darwin sur le contexte africain et l'économie des armes notamment. Magnifiquement joué.


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Lucterios
(@lucterios)
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Caricaturale l'intrigue du Titanic ? Oui, si tu veux, en réalité, la nénette serait restée avec son Rockefeller, j'imagine...smiley

MULTIPASS !smiley


Fortuna audaces juvat !


   
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Hallberg
(@hallberg)
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Bon. J'appelle Jean-Baptiste-Emmanuel Zorg. ça ne fera qu'un méchant cinglé de plus dans ce forum...


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Lucterios
(@lucterios)
Illustrious Member
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smiley smiley Grim ?

-Edité le: Mercredi 5 juillet 2006 à 13:27 par Lucterios-


Fortuna audaces juvat !


   
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Cherrydean
(@cherrydean)
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Le Titanic? Je n'ai même jamais voulu écouter ce film. J'en ai vu quelques scènes, sans plus, et je suis vite partie. Je suis allée visiter le musée du Titanic à Greenwitch (il me semble) et j'ai eu l'impression d'entrer dans un sanctuaire. On entre et, à gauche et à droite sont des objets retrouvés. Je me rappelle d'un nounours entre autre chose. C'est une tragédie que l'histoire du Titanic. Du coup, je n'ai pas voulu voir ce film qui m'aurait fait faire des cauchemards pendant des jours. Je n'oublie jamais que l'histoire du Titanic est une histoire vraie et ça me fait d'autant plus mal.

Comme film récent, il y a Les choristes qui est vraiment bien.


Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...


   
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Thalie
(@thalie)
Famed Member
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Posts: 4287
 

Je dois dire, que rien que la bande originale de ce film me casse les pieds.
Céline Dion est horrible là !!!

Je n'ai pas vraiment trouvé intéressante l'histoire d'amour entre les 2 héros. C'est vraiment trop surfait.
Et même le fond de tragédie m'a gonflé.

Se servir d'une telle catastrophe, pour mettre les beaux yeux de Di Caprio, je trouve ça limite.

Un bon film sur les bateaux, c'est Si tous les gars du monde,réalisé par Christian Jaque en 1955.
Pour l'histoire :
Les hommes du bateau de pêche le «Lutèce», sont, l'un après l'autre, terrassés par un mal mystérieux. La radio de bord est hors d'usage et le patron, Leguellec, emploie un poste à ondes courtes pour demander du secours...


"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard

"Le chat est entré dans la cage aux lutins"


   
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Hallberg
(@hallberg)
Illustrious Member
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Toujours chronologiquement hors-sujet, je n ai plus le realisateur en tete, je me demamde si ce n est pas Roy William Neil. Captains courageous, sur les pecheurs qui partaient sur les bancs d Islande et l hitoire d un fils de milliardaire que le hasard conduit a bord d un navire..


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koko
 koko
(@koko)
Honorable Member
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Tin, je sors de la vision des Frères Grimm de Terry Gilliam. J'en avais entendu dire tellement de mal qu'au final j'ai été agréablement surpris. Alors ce n'est pas aussi barré que Fear and Loathing in Las Vegas ni aussi atypique et fun que Les aventures du Baron de Münchhausen, ou aussi bien ficelé que Twelve Monkeys mais c'est quand même joli et plutôt sympathique.

Bon, c'est sûr qu'on peut être déçus quand on penses aux autres films de Terry Gilliam (et je n'échangerais pas 10 minutes de Brazil contre tout ce métrage), mais de là considérer le film comme indigne et commercial il y a quand même un pas.


Le cinéphile déviant


   
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Eli
 Eli
(@eli)
Noble Member
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Lucterios a écrit on nous présente Tolkien, professeur de littérature anglo-saxonne ancienne comme un spécialiste des anciennes mythologies européennes. Je ne trouve rien de tout cela là-dedans,

Bien que Tolkien ait été effectivement un professeur de littérature ancienne etc. il s'est toujours refusé à toute comparaison que ce soit avec l'anneau des Nibelungen et autres mythes et a souligné qu'il n'a pas non plus voulu du tout voulu écrire une histoire qui soit un symbole de la deuxième guerre mondiale ou du "parcours du chrétien", comme on l'entend parfois. Je crois que c'est donc une démarche complètement fausse de chercher trop de références ou de parallèles, car ce n'est pas du tout ce qu'a voulu tolkien.

Il a voulu inventer un monde à part, bien qu'inspiré par les mythes scandinaves (et par les langues aussi, le finnois pour le quenya par exemple) et c’est vrai qu’on retrouve pas mal d’élément chrétiens dans Tolkien (notamment si on lit son récit de la création du monde et puis à cause des principes moraux de ses personnages). (C’est ça que tu entends par manichéisme Lucterios ? )

Je pense que c’est d’ailleurs à cause de ce mélange que certains chrétiens considèrent l’œuvre de tolkien comme de l’occultisme (point que je ne partage pas)... Et s’il vous plait ne comparez pas non plus tolkien avec harry potter parce que ça n’a vraiment rien à voir, je dirais meme que c’est deux œuvres totalement opposées.

Mais je le répète tolkien a écrit ses histoires pour son plaisir et surtout pas pour donner des leçons à quiconque ou pour faire référence aux anciennes légendes.

Personnellement j'apprécie l'univers de tolkien parce que je trouve extraordinaire combien il a créé quelque chose de complet (langue, poésie, détails de l'habillement, des coutumes, de l'histoire des différents peuples de la terre du milieu) et je crois que l'on retrouve quelque chose de cette création dans les films.

Par contre, je reconnais que j'aime pas son style, l'anglais est assez archaique, les phrases alambiquées. Je ne parle pas de la traduction française (assez nulle) parce que les traductions ne reflètent parfois que très imparfaitement le style d’un auteur (et c’est une traduction que tolkien s’est refusé à revoir à cause de sa gallophobie).


***
Fantôme chouette ou chouette fantôme ?
Gütiokipänjä !!!
***


   
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Lucterios
(@lucterios)
Illustrious Member
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J'appelle manichéisme la lutte du mal absolu incarné par Sauron contre tout le reste...


Fortuna audaces juvat !


   
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(@ancien-membre)
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Lucterios
(@lucterios)
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GRIM !

-Edité le: Lundi 31 juillet 2006 à 00:24 par Lucterios-


Fortuna audaces juvat !


   
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Hallberg
(@hallberg)
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Le dernier Gilliam ne m'a pas laissé un souvenir impérissable, mais effectivement il recèle de belles trouvailles. La ruralité pouilleuse et les bidules à tortures sont bien dans la lignée grinçante de l'auteur, avec le côté foutraque généralisé. Evidemment, ça sent un peu le sujet de commande, d'où les envolées lyriques, les scènes d'action et les démonstrations techniques, qui semblent nécessairement un peu déplacées, mais ce travail tient la route, à ce qu'il m'a semblé. De toutes façons, on continuera à pleurer l'abandon du Don Quichotte, mais il faut bien se consoler.

Pour la défense de Cameron:

C'est une question intéressante mais selon moi trop souvent résolue sur un mode simpliste. Au fond, faudrait-il ne plus faire de récits-catastrophes depuis la tragédie du Titanic (ou celle du Hindenburg, le bombardement de Dresde, la bombe atomique, ou le World-Trade-Center, au choix), par la sorte d'inhibition causée par le degré de tristesse absolue que celà représente, de la même façon que d'aucuns disaient qu'on ne pouvait tout simplement plus penser l'art après la shoah? Dans un cas comme dans l'autre, même si ça mérite réflexion, il me semble qu'on ne peut pas répondre par l'affirmative, sauf à renoncer à faire de l'art. Les films inspirés de faits tragiques réels m'ont toujours apparu comme rendant hommage aux victimes, au sens où ils attirent la compassion sur leur sort et tentent de donner au spectateur, selon les cas, la mesure de sa propre vulnérabilité, ou la conscience des actes irréparables à ne plus commettre. Et ceci en dépit du fait que leur propos, indépendemment de ce caractère, peut être partial ou orienté, ce qui reste le droit le plus légitime de l'artiste (allant de pair avec le droit du spectateur de manifester son désaccord). Ainsi l'un des précédents films sur le Titanic, celui d'Herbert Selpin, tourné en Allemagne pendant la guerre, est ouvertement anglophobe. Celui d'Andreas Ewald Dupont, de l'entre-deux-guerres, toujours en Allemagne ("Atlantic"), insiste au contraire sur le caractère de tragédie conventionnelle de l'affaire et l'impuissance des protagonistes quels qu'ils soient. Mais orientation ou non, ce type d'oeuvre, en temps normal, donne à voir la compassion. C'est solliciter les films que de leur attribuer un caractère d'autosatisfaction morbide. L'aspect d'exploitation commerciale du malheur des gens existe, mais repose principalement sur le paradoxe des arts du spectacle, qui sont à la fois une création de l'esprit et un commerce. Si on s'attaque à ça, on n'a pas fini... D'autre-part, donner à voir les tragédies de l'histoire, sur le mode de la fatalité, de la compassion, de la contrition, relève à mon sens d'une plus grande considération portée au genre humain que l'abstraction qui consiste à se ranger du côté de la fiction et s'autoriser à montrer des scènes où des tas de gens souffrent ou se font tuer avant qu'un quelconque héros positif ne vienne sauver le monde.

Pour la défense du film lui-même, ça n'est pas tellement un film maritime au sens classique du terme, un de ceux qui met l'homme aux prises avec l'élément maritime, et c'est bien plus un huis-clos flottant traité comme microcosme, comme fourmilière humaine dans laquelle le coup de pied apparait sous la forme d'un iceberg. En ces termes il ne se compare pas du tout avec les grands films de navigation de l'histoire, où la mer, les marins et les navires jouent un rôle de premier plan et où la thématique habituelle mais inusable de la mer, reflet des tourments humains, peut jouer. Ici, nul pathos véritablement aquatique en dehors des plans lugubres de corps flottant sur la mer. Le film se comprend bien plus, à mon avis, comme un film de studio, et donc un film où le décor a le rôle principal, largement devant les acteurs et l'intrigue - surtout l'intrigue individuelle, histoire d'amour dérisoire face à l'Histoire. Cameron, comme il l'a du reste montré ailleurs, est ici plus que jamais une sorte d'hériter du cinéma européen d'avant-guerrre, un peintre de la caméra qui compose des tableaux avec un sens aigu du cadrage et de la composition. Ce sens-là n'est jamais pris en défaut et le film est un enchantement sur le plan pictural, c'est un peu le plaisir que l'on ressent à un immense tableau XIXe en style académique. Il en ressort que pour qui ne l'a pas vu dix fois, mais une ou deux, et n'en exige pas qu'il soit passionnant sur le plan dramatique à tous les coups, il n'y a pas de problème. La fameuse chanson est devenue une épouvantable scie à force de rediffusions. Si on ne l'avait entendue qu'une ou deux fois en voyant le film, tout irait bien. Leonardo est à côté de la plaque et semble là pour exhiber son teint frais, sa partenaire est insipide voire agaçante avec sa voix nasillarde, mais à mon sens ce sont là des choses qu'il faut savoir mettre au second plan: la vedette, c'est le décor, la principale performance d'acteur, c'est le ballet des figurants, l'art des costumes, et la meilleure prestation de Leonardo et de sa copine, c'est quand ils sont tout petits dans les plans larges... On ne demande pas aux personnages d'une grande scène historique peinte par David d'être tous géniaux...


Opération Sisyphe
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Eli
 Eli
(@eli)
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Lucterios a écrit J'appelle manichéisme la lutte du mal absolu incarné par Sauron contre tout le reste...

Et ça te dérange ? Je crois que la lutte bien/mal est quelque chose qui existe bien dans la réalité, non ?
Par contre, je suis d'accord qu'il y a quelque chose de trop absolu. On ne peut pas classer les gens en méchants=orcs et gentils=elfes (ou comme GWBush en amérique=bien et musulmans=mal). Pour les héros du seigneur des anneaux c'est facile, on tape sur ceux qui ont une sale tête, les orcs, et on est sûr de pas se tromper...
Mais Tolkien montre aussi des personnages moins absolu, boromir par exemple, qui est en quelque sorte du côté du bien, mais qui ne fait pas que ce qui est bien. Et frodo a aussi des doutes sur ce qu'il fait et s'il le fait bien.
Avoir certaines certitudes n'implique pas être sans aucun doute sur tout.


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Fantôme chouette ou chouette fantôme ?
Gütiokipänjä !!!
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